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Définition du mot : Rompre

Rompre
Nature :
Prononciation : ron-pr'
Etymologie : Wallon, rompi ; patois des Fourgs, rontre ; provenç. rompre, rumpre ; catal. romprer ; espagn. romper ; ital. rompere ; du lat. rumpere ; sanscrit védique, rup, devenu en sanscrit classique lup, lumpâmi, je romps.

Voir les citations du mot Rompre

Rompre :

- Mettre en fragments, enfoncer, démolir. Il m'a rompu les dents, sans m'en laisser une seule SACI, Bible, Jérém. Lament. III, 16.

- Déchirer.

- Terme de l'Écriture. Rompre le pain, faire la cène, la communion.

- Dans les tournois et les anciens combats, rompre une lance, rompre la lance, briser une lance en courant ou en combattant contre quelqu'un.

- Rompre un condamné, rompre avec une barre de fer les os des bras et des jambes à un condamné.

- Gâter des voies de communication.

- Fig. Rompre ses fers, ses chaînes, s'échapper de prison.

- Rompre la glace, la casser, afin de faciliter le moyen de cheminer.

- Fig. Rompre la paille, voy. .

- Fig. Rompre la tête, les oreilles à quelqu'un, le fatiguer par trop de bruit, ou l'importuner par des discours hors de saison.

- Terme de guerre. Rompre une troupe, l'enfoncer, la mettre en désordre. Terme de marine. Rompre une ligne de vaisseaux, en détruire la disposition, y mettre le désordre.

- Terme militaire. Rompre les divisions, les pelotons, partager les divisions en pelotons et les pelotons en sections dans une colonne qui est en marche.

- Congédier, renvoyer. Rompre une assemblée, une diète.

- Au trictrac, rompre son plein, être obligé de lever une des deux dames qui complètent chaque case du plein.

- Arrêter, détourner le mouvement droit d'une chose.

- Terme d'escrime. Rompre la mesure à son adversaire, le mettre hors d'état de porter le coup qu'il voulait.

- Rompre les chiens, les rappeler et leur faire quitter ce qu'ils chassent.

- Terme de dioptrique. Synonyme de réfracter. Tous les corps transparents ont la propriété de rompre les rayons de lumière qui les traversent.

- Terme de peinture. Rompre les couleurs, les mêler pour en adoucir l'éclat.

- Terme rural. Rompre une terre, la labourer pour la première fois après un long chômage. Rompre un pré.

- Terme de brasserie. Rompre la couche, remuer les grains dans le germoir.

- Rompre la laine, faire le mélange des laines de différentes couleurs que l'on veut employer à la fabrication des draps mélangés.

- Interrompre.

- Terme de commerce maritime. Rompre charge, transborder. Sans rompre charge, sans transbordement.

- Rompre la mesure, faire qu'un vers n'ait pas sa mesure.

- Empêcher d'avoir lieu.

- Détruire.

- Faire cesser, mettre fin à.

- Rendre nul, en parlant d'amitié, de relations, de paix, de traité, etc.

- Manquer à une obligation, à un engagement.

- Fatiguer extrêmement.

- Dresser, accoutumer. Rompre quelqu'un au travail, aux affaires. Rompre la main d'un enfant à l'écriture.

- V. n. Se casser, se briser.

- Terme militaire. Passer de l'ordre en bataille à l'ordre en colonne. Rompre par divisions, par pelotons. Rompre à droite, à gauche.

- Terme d'escrime. Reculer. Rompez. Il rompit d'une semelle.

- Renoncer aux relations d'amitié avec quelqu'un.

- Rompre, se dit du vin qui, laissé à l'air, change de couleur.

- Se rompre, v. réfl. Être rompu.

- Être réfracté. Les rayons se rompent en passant de l'air dans l'eau.

- Être brisé, se briser, en parlant des eaux, des flots.

- Perdre son ordre, son arrangement.

- Être défait, changé, rendu nul.

- S'accoutumer à. Se rompre à la fatigue, aux affaires, au travail.

- À tout rompre, loc. adv. Tout au plus (sens qui a vieilli). à tout rompre, on ne lui doit pas mille écus.

Citations Rompre| Poèmes Rompre| Proverbes Rompre| Dicton Rompre

définition de Rompre  Certains sens des définitions (et peut-être la définition du mot Rompre) seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.