Tabernacle
Nature : s. m.
Prononciation : ta-bèr-na-kl'
Etymologie : Provenç. tabernacle ; espagn. tabernaculo ; ital. tabernacolo ; du lat. tabernaculum, qui vient de taberna, cabane en planches, de même radical que tabula (voy. ).
Tabernacle :
- Tente, pavillon (usité seulement en parlant des Hébreux). Retourne, Israël, dans tes tabernacles.
- Le tabernacle du Seigneur, le tabernacle du témoignage, et, par excellence, le Tabernacle (avec une majuscule), la tente où reposait l'arche d'alliance pendant le séjour des Israélites dans le désert, jusqu'au temps où le temple fut bâti.
- Dans le Nouveau Testament, les tabernacles éternels, le séjour céleste, la demeure des bienheureux.
- Ouvrage de menuiserie, d'orfévrerie, de marbre, etc. où l'on renferme le saint ciboire ; le tabernacle est fermé à clef et mis au-dessus de la table de l'autel.
- Terme de la marine des galères. Lieu d'environ six pans de long, et élevé d'un degré au-dessus du reste ; c'est la place d'où le capitaine faisait le commandement.
- Terme de construction. Espace libre, ménagé sous terre, autour d'un robinet, pour qu'on puisse le manoeuvrer au moyen d'une clef à long manche.
- Caisse ajustée sur la meule du cloutier.
Certains sens des définitions
(et peut-être la définition du mot Tabernacle) seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.