Grenier
Nature : s. m.
Prononciation : gre-nié ; l'r ne se lie jamais ; au plur
Etymologie : Bourg. grenei ; picard, Berry et lorrain, guernier ; provenç. granier ; cat. graner ; esp. granero ; port. granel ; ital. granaio ; du lat. granarium, de granum, grain.
Partie la plus haute d'un bâtiment, destinée à serrer les blés et les fourrages ; et aussi la partie de la grange où l'on conserve les gerbes avant le battage ; et aussi la partie des constructions où sont déposés les foins. Grenier à blé, à foin.
Greniers publics ou greniers d'abondance, vastes magasins où l'on tient des grains en réserve pour les temps de disette.
Grenier à sel, lieu où l'on débitait le sel sous la surveillance de l'autorité.
Par extension, dernier étage d'une maison, celui qui est immédiatement sous les toits.
Fig. Province, pays fertile dont on tire beaucoup de blé. La Sicile était le grenier des Romains. La Beauce est un des greniers de Paris.
Terme de navigation fluviale et de mer. Bateau ou navire chargé à même, c'est-à-dire sans rien qui serve à contenir ou protéger. Un grenier de blé, d'avoine. Les avoines de cette province nous arrivent en grenier.
Certains sens des définitions seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
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