Fléchir
Nature : v. a.
Prononciation : flé-chir
Etymologie : Pic. flékir, provenç. flechir ; anc. ital. fiettere ; du latin flectere, d'après Diez, par le changement, rare en français, de ct en ch, et par le changement plus fréquent de la 3e conjugaison en 4e. Mais en même temps il faut admettre pour le français que flechissant (XIIe s.), flechissable et flechissement (XIIIe et XIVe s.) indiquent une dérivation non de la conjugaison latine en ire, car alors on aurait flechant, flechable, flechement, mais une forme allongée par iscere (flexisco, comme florisco, pour je fleuris, fleurissant, etc.). Il faut noter l'analogie de flectere avec falx, la faux.
Fléchir :
- Donner une inflexion, ployer. Fléchir la tige d'un arbre.
- Il se dit de l'action des muscles qui font faire aux membres une inflexion, un angle. Les muscles qui fléchissent le pied sur la jambe, la jambe sur la cuisse.
- Fig. Toucher, attendrir, faire céder.
- V. n. Avoir une courbure.
- Plier, céder sous la charge. Cette poutre fléchit. Cette barre de fer rompra plutôt que de fléchir.
- Fig. Se soumettre, céder.
- Se relâcher de sa sévérité ou de sa fermeté. C'est un homme doux et qui fléchit aisément.
- Diminuer, devenir moindre.
- Ne plus combattre avec la même vigueur, commencer à céder. L'aile droite commençait à fléchir.
- Se fléchir, v. réfl. Être ployé.
- S'accommoder à, se prêter à.
- Être touché, apaisé.
Certains sens des définitions
(et peut-être la définition du mot Fléchir) seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.