Prêtre
Nature : s. m.
Prononciation : prê-tr'
Etymologie : Bourg. préte ; wallon, pryess ; provenç. preire, preveire, prestre ; cat. preste, prebere ; espagn. preste ; ital. prete ; du lat. presbyter, prêtre, qui vient du grec, plus vieux. Selon Curtius, n° 645, le grec signifie, qui a pour forme dialectale, serait analogue au lat. priscus. Dans l'ancienne langue, prestre est le nominatif singulier, de presbyter, qui a l'accent sur pres ; provoire ou preveire le régime singulier, de presbyterum, avec l'accent sur by ; le nominatif pluriel est provoire, et le régime pluriel provoires.
Prêtre :
- Celui qui préside aux cérémonies d'un culte religieux quel qu'il soit. Les prêtres du paganisme. Et il [Jéroboam] prit des prêtres dans les derniers du peuple, qui n'étaient pas des enfants de Lévi, Bible, Rois, III, XII, 31.
- Particulièrement. Celui qui, dans l'ancienne loi, était consacré au service du tabernacle et du temple.
- Dans l'Église catholique, celui qui, en vertu de l'ordre du sacerdoce, a le pouvoir de dire la messe et d'administrer les sacrements.
- En parlant du culte réformé, on dit ordinairement ministre ou pasteur.
- Familièrement. Prêtre Martin, se dit d'un chantre qui dit le verset et le répons, et fig. de celui qui fait la demande et la réponse.
- Bonnet de prêtre, nom donné au fusain, à cause de la forme de son fruit.
- Nom vulgaire des libellules ou demoiselles.
Certains sens des définitions
(et peut-être la définition du mot Prêtre) seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.