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Définition du mot : Prendre

Prendre
Nature :
Prononciation : pren-dr'
Etymologie : Berry, prenre ; bourg. prarre, parre, prin, pris ; wallon, preind ; picard, prinde ; prov. prendre, penre, prener ; cat. pendrer ; espagn. prender ; ital. prendere ; du lat. prendere ou prehendere, de pre ou prae, et un radical hendere, que l'on rapproche du verbe grec signifiant saisir, prendre.

Voir les citations du mot Prendre

Prendre :

- Saisir, mettre en sa main.

- Saisir une chose non avec la main, mais avec quelque instrument ou de toute autre manière. Prendre du feu sur une pelle.

- Il se dit des animaux qui saisissent avec leur gueule, leurs pattes, leurs griffes, etc. Le perroquet prend avec sa patte ce qu'on lui donne.

- En parlant de vêtements, mettre sur soi. Vous avez pris aujourd'hui un habit bien léger.

- Emporter avec soi certaines choses par besoin ou par précaution. Prendre un parapluie, une lanterne. Prendre sa canne. son mouchoir, sa tabatière.

- Emporter en cachette ou de force, ôter à quelqu'un ce qu'il a. On lui a pris une vache dans son pré.

- Se saisir, s'emparer d'une personne. Il voulait résister, on l'a pris de force.

- Prendre se dit de levées d'hommes qui se font. L'empereur Napoléon prenait tous les jeunes gens de chaque conscription.

- Prendre se dit de Dieu qui fait disparaître un être humain par la mort.

- Arrêter pour emprisonner.

- En guerre, s'emparer, se rendre maître de.

- Attraper à la chasse, à la pêche, dans un piége, etc.

- Surprendre. Je l'ai pris à voler des fruits. On m'a pris au dépourvu.

- Manger, boire, avaler Je n'ai encore rien pris de la journée.

- Être atteint par communication, en parlant de maladies contagieuses. Il a pris le typhus dans l'hôpital.

- Il se dit de certaines conditions corporelles. Prendre de l'embonpoint, du corps, devenir plus gras, plus gros.

- Contracter, adopter, en parlant de certaines qualités ou manières. Il prend de mauvaises habitudes. Il prit un ton sévère.

- Prendre quelque chose, un nom, un titre, se le donner, se l'appliquer.

- Exiger un certain prix pour une chose. Ce marchand prend trente francs de ce drap. à l'octroi, on prend tant par kilogramme d'huile. Les fiacres prennent tant par heure.

- Accepter, recevoir. Prenez ce petit présent. J'ai pris ce qu'on m'a donné.

- Être partie prenante. Le rapport de l'argent donné se fait en moins prenant dans le numéraire de la succession, Code Nap. art 869.

- Au jeu de l'écarté, prendre des cartes, changer une ou plusieurs des cartes de son jeu pour autant de cartes du talon.

- Recevoir en partage.

- Tirer de, emprunter. Il a pris cela dans Cicéron. Il a pris l'idée de cette tragédie dans un vieux roman.

- Terme de peinture. Prendre le trait, calquer un tableau.

- Engager quelqu'un sous certaines conditions, ou s'engager avec lui sous certaines conditions. Prendre un domestique, une cuisinière. Prendre un maître de danse. Prendre un associé.

- Aller joindre quelqu'un en quelque endroit, pour de là se rendre ailleurs avec lui.

- Recueillir quelqu'un, lui donner l'hospitalité.

- Prendre quelqu'un, le séparer du reste de la compagnie et s'adresser à lui. Prendre quelqu'un à part.

- Retrancher une partie d'un tout, ôter, tirer. J'ai pris le quart de cette somme. Familièrement. Il a pris sa bonne part de la fête, du plaisir, etc. il y a beaucoup participé.

- Se charger de. Prendre une somme en dépôt.

- S'établir dans.

- Choisir, préférer, se décider pour. Il faut prendre le plus beau papier pour cette impression.

- Trier, faire un choix.

- S'engager dans une route, dans une voie de communication, etc.

- Il se dit de la façon dont on taille, emploie une étoffe. Le tailleur a mal pris cette étoffe. Prendre du drap à contre-poil.

- Comprendre, interpréter, considérer d'une certaine manière.

- Prendre quelqu'un, le considérer, en faire l'objet d'une étude.

- Soutenir, adopter.

- Il se dit des sentiments, des passions que l'on éprouve.

- Obtenir, se procurer.

- Avec un nom de temps, remettre à une autre époque, à un autre moment. Prendre du délai. Prendre du temps.

- Prendre les choses de haut, les traiter avec une grande étendue d'esprit.

- Il se dit de quelques opérations scientifiques.

- Au jeu, prendre sa revanche, jouer une seconde partie pour se racquitter de ce qu'on a perdu.

- Terme de chasse. Prendre le change, se dit des chiens lorsqu'ils quittent la bête qui a été lancée pour en prendre une autre.

- Terme de marine. Prendre le bord du large, prendre au large, prendre le large, s'éloigner de terre pour gagner la haute mer. Les galères sortirent à petit bruit de leurs postes, et prirent au large, Duquesne à Seignelay, 1680, dans JAL.

- Prendre à, accepter comme.

- Prendre dans, puiser à.

- Prendre quelqu'un en, le surprendre, l'attaquer d'une certaine façon.

- Prendre pour, regarder comme, supposer.

- Prendre avec un nom de chose pour sujet. Entourer, envelopper.

- Prendre se construit avec plusieurs substantifs sans article, et forme locution ; on en donne ici quelques exemples, en y joignant parfois, pour marquer la différence, l'emploi avec l'article.

- V. n. S'enraciner. La vigne ne prend pas dans ce terrain. Des plantes qui prennent de bouture.

- Fig. Réussir, avoir du succès.

- S'attacher à, avec un nom de personne pour sujet. On a beau faire étudier cet enfant, il ne prend à rien.

- Faire son effet, s'attacher à, avec un nom de chose pour sujet. Cette couleur ne prend pas. Les vésicatoires ont bien pris. Les sangsues n'ont pas pris.

- Faire une impression trop forte.

- Il se dit de ce qui s'allume ou fait explosion.

- S'épaissir, se cailler, se glacer. Cette gelée ne prendra pas. La rivière a pris cette nuit.

- Commencer en un point et s'étendre de là.

- Il se dit des maladies qui font invasion.

- Impersonnellement. Avoir de bonnes ou de mauvaises suites.

- Se prendre, v. réfl. Être saisi avec la main. Cela se prend avec des mitaines.

- S'attacher, s'accrocher. Un homme qui se noie se prend à tout ce qu'il atteint. Sa perruque se prit à un clou. Il s'est pris à des épines, et son habit a été déchiré.

- Être saisi dans un piége, dans un filet.

- Fig. Être captivé.

- S'unir ensemble. Ils se sont pris pour mari et femme.

- Se prendre à, attaquer.

- Se prendre à, employer de l'adresse, de l'habileté à. On dit dans le même sens, avec y explétif : s'y prendre.

- Suivi de à et d'un infinitif, commencer, se mettre à.

- Être contracté, en parlant de maladies.

- Se prendre s'est dit quelquefois pour s'allumer, du moins au figuré.

- Se figer. L'huile se prend dès que la température baisse. Ce sirop se prendra.

- Se prendre pour, prendre sa propre personne pour quelque autre.

- Être compris, entendu, interprété. Ce mot se prend au sens propre.

- Être employé, en parlant de mots et de locutions. Ce verbe se prend figurément. Cet adjectif se prend substantivement.

- À tout prendre, loc. adv. Tout bien examiné.

- Au fait et au prendre, loc. adv. Au moment de l'exécution, quand il est question d'agir, de parler.

Citations Prendre| Poèmes Prendre| Proverbes Prendre| Dicton Prendre

définition de Prendre  Certains sens des définitions (et peut-être la définition du mot Prendre) seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.