Crémaillère
Nature : s. f.
Prononciation : kré-ma-llê-r', ll mouillées, et non kré-
Etymologie : Wallon, cramâ ; rouchi, crém'glie, craméglie ; picard, cramaillé, crémaillé, crimbilli ; génev. comâcle, coumâcle ; Isère, coumaclo ; provenç. mod. cumascle ; champ. cramaille ; espagn. gramallera ; bas-lat. cramaculus du XIe siècle, cremasculus, cremasclus du XIVe siècle. Origine douteuse : on propose le grec : être suspendu ; ce qui est excellent pour le sens, mais les mots grecs n'ont guère pénétré directement dans les langues romanes ; ou le verbe latin cremare, brûler, parce que la crémaillère est exposée au feu ; mais le sens est peu favorable à cette dernière dérivation, la forme du mot l'est davantage : bas-latin cremium, morceau de bois sec, fagot, d'où on tirerait un dérivé cremail ; enfin, le bas-allemand Kram, crampon (voy. ), qui est appuyé par la plus ancienne forme laquelle a un a.
Crémaillère :
- Pièce de fer plate, dentelée et recourbée par le bas, qu'on suspend dans les cheminées pour soutenir la marmite et d'autres vaisseaux sur le feu. Hausser, baisser la crémaillère.
- Terme de mécanique. Pièce munie de crans, qui sert à relever ou à baisser une partie mobile. Fauteuil à crémaillère.
- Terme militaire. Ligne défensive offrant la forme d'une scie.
- Terme de botanique. La cuscute.
Certains sens des définitions
(et peut-être la définition du mot Crémaillère) seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.