Tromper
Nature : v. a.
Prononciation : tron-pé
Etymologie : Le sens propre et ancien de tromper est jouer de la trompe. Néanmoins Diez pense que tromper au sens d'abuser vient non pas de là, mais de trompe, qui a signifié toupie (voy. ), et qu'il signifie, au propre, faire aller comme une toupie. Mais l'emploi le plus ancien de tromper au sens d'abuser est se tromper de quelqu'un, ce qui signifie s'en jouer. Tromper, jouer de la trompe, s'est construit avec le pronom personnel comme tant d'autres verbes neutres ; et se tromper a passé au sens de se moquer (voyez, à l'historique de trompette, un exemple de la transition, et comparez se jouer de quelqu'un et jouer quelqu'un).
Induire en erreur en employant la ruse, l'artifice, le mensonge.
Séduire, en parlant des femmes qu'on trompe.
Échapper à quelqu'un. Tromper des surveillants. Il a trompé la vigilance de ses gardiens.
En parlant des choses, donner lieu à une erreur, à une méprise. L'horloge nous a trompés.
Faire tomber dans quelque erreur.
Agir contrairement à ce qui était attendu soit en bien, soit en mal. Il a trompé nos espérances. Tromper la confiance. On attendait beaucoup moins de lui, il a trompé tout le monde.
Faire diversion à.
Terme de manége. Tromper un cheval, changer subitement de main après un seul quart de volte.
Se tromper, v. réfl. S'induire soi-même en erreur.
S'abuser, être dans l'erreur.
Certains sens des définitions seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
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