Sacré, ée
Nature : part. passé de sacre
Prononciation : sa-kré, krée
Etymologie : Sacre 2, par allusion à la rapacité de cet oiseau de proie.
Sacré, ée :
- Qui a reçu le sacre. Charles X sacré à Reims.
- Qui est consacré à un emploi spirituel, en parlant des personnes ou des choses.
- Il se dit, par antiphrase, de ce qui, étant sacré de sa nature, est détourné à une mauvaise fin.
- Qui concerne la religion et le culte des dieux, chez les polythéistes. Le boeuf sacré des Égyptiens.
- Langue sacrée, langue dans laquelle sont écrits les ouvrages qui traitent d'une religion. Le sanscrit est la langue sacrée chez les Indiens.
- Sacré a été dit de quelques maladies qu'on attribuait à une influence surnaturelle.
- Consacré à.
- Il se dit des choses qui méritent d'être vénérées inviolablement.
- Il se dit des personnes que leur qualité rend inviolables. à Rome la personne des tribuns du peuple était sacrée.
- Sacré est une épithète qui s'ajoute à des termes d'injure pour leur donner plus de force ; mais cela en fait des blasphèmes, et n'est tout au moins que d'un emploi bas et grossier.
- Terme d'anatomie. Qui appartient à l'os sacrum. Nerfs sacrés.
- S. m. Ce qui est sacré.
Certains sens des définitions
(et peut-être la définition du mot Sacré, ée) seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.