Étranger, ère
Nature : adj.
Prononciation : é-tran-jé, jê-r'
Etymologie : Nivernais, étranzé ; bourguig. étraingé ; provenç. estrangier, estranher ; catal. estranger ; espagn. extrangero ; portug. estrangeiro ; ital. straniere ; du latin fictif extranearius, d'extraneus, (voy. ).
Qui est d'une autre nation, qui appartient, qui a rapport aux autres pays. Les coutumes, les moeurs étrangères. Les langues étrangères.
Qui n'appartient pas à.
En parlant des personnes, qui n'est pas parent.
Qui ne se mêle point d'une chose, qui n'y a point de part, qui n'y prend point de part. Il n'est pas étranger à cette émeute.
Qui n'a point de liaison, d'intimité avec.
Qui n'a aucun rapport, aucune conformité avec l'objet dont on parle. Une dissertation étrangère au sujet. Des citations étrangères à la cause.
En parlant des choses, ignoré de. Cette science lui est tout à fait étrangère.
Qui est inconnu. Les traits de cet homme ne me sont pas étrangers.
Terme de chimie. Qui n'est pas de même nature que le corps auquel il est uni, allié. Des métaux purifiés de tout corps étranger.
S. m. Un peuple étranger.
Les pays étrangers. Vivre à l'étranger. Les ouvrages français qui s'impriment à l'étranger.
Caractère d'étranger.
Ce qui est étranger, non naturel.
S. m. et f. Étranger, étrangère, une personne qui n'est pas du pays où elle se trouve.
Certains sens des définitions seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.