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Définition du mot : Gagner

Gagner
Nature : v. a.
Prononciation : ga-gné
Etymologie : Wall. wagni ; Berry, gaingné ; prov. gazanhar, gazagnar, guazanhar, gaaniar ; anc. cat. guadagnar ; cat. mod. guanyar ; ital. guadagnare ; du germanique : anc. haut-allem. weidanjan, faire paître, weida, pâturage. Toutes les formes sont trisyllabes ; le sens de paître, qui ne figure pas dans l'historique de gaaigner, figure dans gagnage. La langue d'oïl, du sens rural de paître, a passé au sens rural de labourer ; puis le profit fait par la culture a désigné toute sorte de profits, le gagner, ce qui est le seul sens resté aujourd'hui en usage. Bèze, au XVIe siècle, a gaigner ; mais il ajoute que ceux qui parlent plus purement disent gagner. L'espagnol dit ganar, de deux syllabes ; mais ce ganar est le bas-latin ganare, acquérir, dont on ignore l'origine.

Voir les citations du mot Gagner

Gagner :

- Terme de chasse, dans lequel seul le sens étymologique est resté. Paître, en parlant des animaux de chasse. à la tombée du jour, le lapin sort du bois et vient gagner.

- Tirer un profit en général, par une extension du profit particulier que fournissent les pâturages et l'agriculture.

- Acquérir, au jeu, la possession de quelque chose. Gagner cent louis. Gagner à la loterie. Gagner un lot

- Il se dit des avantages que l'on remporte. Gagner le prix de la lutte, de la course.

- Fig. Mériter. Il gagne bien l'argent qu'on lui donne, il gagne bien son argent.

- Obtenir quelque chose en qualité d'avantage.

- Terme d'horticulture. Gagner une fleur ou un fruit, obtenir par le semis une variété nouvelle. Gagner un oeillet, une fraise.

- Il se dit des avantages, des qualités qu'une personne ou qu'une chose acquiert. Le langage perdit en naïveté ce qu'il gagnait en finesse.

- En un sens opposé, prendre quelque mal, tomber en quelque inconvénient. Il n'y a que des coups à gagner. Gagner un rhume, une pleurésie.

- Obtenir quelque chose de quelqu'un.

- Acquérir, en parlant des coeurs, des esprits, des sentiments. Gagner les suffrages.

- Se rendre favorable.

- En mauvaise part, corrompre par des dons ou autrement. Il avait gagné le geôlier. Gagner quelqu'un à force d'argent.

- S'emparer, se rendre maître. L'ennemi gagna la contrescarpe. Gagner du terrain. Gagner le fort de l'épée.

- Se diriger vers un endroit, y parvenir (le terrain, le chemin étant considéré comme quelque chose que l'on gagne).

- Terme de marine. Gagner le vent, le dessus du vent, s mettre, à l'égard d'un autre vaisseau, entre lui et le côté d'où le vent souffle.

- Atteindre, rejoindre, ou même dépasser. Il allait vite ; pourtant, forçant le pas, je le gagnai. Gagner l'ennemi.

- Se propager, s'étendre, faire des progrès. Le feu gagnait la maison voisine. De la jambe, la gangrène a gagné la cuisse.

- V. n. Gagner, devenir meilleur. Ces boeufs ont bien gagné dans les pacages. Mes blés ont bien gagné depuis que le temps doux est venu.

- Avoir un profit, un avantage.

- Avancer en crédit, en considération.

- Gagner sur, obtenir que.

- Gagner sur quelqu'un, aller plus vite, s'en rapprocher en marchant et pendant qu'il marche.

- S'étendre, se propager. L'incendie gagnait de tous côtés. Le christianisme gagna rapidement parmi les gentils.

- Se gagner, v. réfl. Être acquis à titre de profit. Une si forte somme ne se gagne pas en un jour.

- Être obtenu, conquis, en parlant du coeur, de l'affection, etc.

- Se vaincre, se surmonter.

- Être contracté, en parlant de la maladie. Cette fièvre se gagne dans les marais.

Citations Gagner| Poèmes Gagner| Proverbes Gagner| Dicton Gagner

définition de Gagner  Certains sens des définitions (et peut-être la définition du mot Gagner) seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.