Franchir
Nature : v. a.
Prononciation : fran-chir
Etymologie : Franc 3 ; prov. franquir. Jusqu'au XVe siècle, franchir n'a que le sens d'affranchir, sens qui n'existe plus du tout dans la langue moderne. C'est un des cas assez rares où un mot ayant une signification abstraite, morale, en a pris une concrète, physique. Franchir une rente, s'est dit pour s'en délivrer en la rachetant ; de là franchir un fossé, s'en débarrasser en le sautant.
Traverser résolûment, franchement, des passages difficiles, de grands espaces. Franchir un détroit. Franchir les murs.
Particulièrement. Passer en sautant par-dessus quelque chose. Franchir une barrière, une haie.
Fig. Il se dit de ce que l'on compare à des passages difficiles, à des obstacles que l'on franchit. Franchir toutes sortes de difficultés, toutes sortes d'obstacles.
V. n. Terme de marine. La pompe franchit, quand elle donne plus d'eau que le vaisseau n'en reçoit, c'est-à-dire que l'eau qui entre dans le bâtiment cesse de gagner.
Se franchir, v. réfl. Être franchi. Un pareil obstacle ne se franchit pas facilement.
Certains sens des définitions seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
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